Thread: Le coupable de la guerre de Corée

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  1. #1
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    Default Le coupable de la guerre de Corée

    Le coupable de la guerre de Corée

    Une soixantaine d’années se sont écoulées depuis l’éclatement de la guerre de Corée. Cependant, les gens sont nombreux à ne pas savoir exactement les causes et le coupable de ce conflit.
    C’est parce que les falsificateurs de faits déguisent la vérité.
    Qui a provoqué la guerre de Corée ?

    Il y a longtemps déjà, les Etats-Unis avaient choisi la péninsule coréenne comme tête de pont pour la conquête de l’hégémonie de l’Asie et du monde. Aussi, dès leur occupation de la Corée du Sud en septembre 1945, décidèrent-ils d’allumer une guerre dans la péninsule.
    Pour eux, la Corée était « un théâtre de combat dont dépend la réussite américaine en Asie », « un champ d’expérimentation où est en jeu l’issue de la lutte contre le communisme ».
    Considérant donc la guerre de Corée comme un fait établi, ils commencèrent à en pousser les préparatifs pour de bon.
    Là-dessus, leur priorité était d’équiper l’armée fantoche sud-coréenne de moyens de guerre modernes et de doter ainsi la Corée du Sud d’un potentiel de guerre, parce qu’ils comptaient utiliser la caste des réactionnaires pro-américains locaux comme brigade de choc dans la guerre.
    D’après un document officiel du congrès américain, les USA pourvoyèrent la Corée du Sud de quelque 145 000 carabines, un peu plus de 2 000 mitrailleuses et mitraillettes, autant de pièces d’artillerie de toutes sortes, quelque 4 900 véhicules, 79 navires de guerre.
    Les effectifs de l’armée fantoche sud-coréenne entraînée à l’américaine s’élevèrent en 1949 à plus de 100 000 hommes.
    Le programme américain finalement achevé prévoyait de déclencher la guerre en été 1950, de parachever, attendant cette date, les préparatifs de guerre tant pour les troupes d’occupation US que pour l’armée sud-coréenne, d’arrêter des dispositions impeccables pour la « sécurité des arrières ». On envisageait également d’engager totalement dès le début des hostilités, l’armée sud-coréenne et les troupes d’occupation américaines et d’entraîner progressivement le Japon dans la guerre.
    Les Etats-Unis avaient établi d’avance un plan destiné à camoufler l’attaque armée et qui prévoyait de rejeter la responsabilité de la guerre sur la RPD de Corée.
    Ils envisageaient également de mener, dès le déclenchement des hostilités, une grande campagne de propagande mensongère par l’intermédiaire des médias pour accréditer l’idée que la Corée du Nord a attaqué la première la Corée du Sud, de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU de cette affaire pour lancer ensuite une intervention armée.
    Leurs préparatifs de guerre prirent fin au printemps 1950. Il ne leur restait qu’à allumer la guerre.
    A la mi-juin 1950, Dulles, alors conseiller du département d’Etat, arrive d’urgence en Corée du Sud en qualité d’envoyé spécial du président Truman, qui envoie également son secrétaire à la Défense, Johnson, et le président du comité des chefs d’état-major des trois armées, Bradley, à Tokyo pour qu’ils décident, avec MacArthur, commandant en chef des forces américaines en Extrême-Orient, de la date et de la procédure de provocation de la guerre.
    Dulles inspecte, avec de hauts responsables sud-coréens, le secteur longeant le 38e parallèle, qui était alors la ligne de démarcation militaire entre les deux parties de la Corée. Il s’assure ainsi sur l’état de disposition des troupes sud-coréennes, celui de préparation de mobilisation des armes et des matériels de guerre. Il s’enquiert même sur l’état de préparatifs de combat de la police locale et examine finalement sur place le plan d’« attaque contre la Corée du Nord ».
    Ensuite, il déclare devant l’« assemblée nationale » locale : « Je suis venu là avec pour mission d’examiner sur le terrain l’état de préparation de la marche sur le Nord et d’exécuter l’ordre du président Truman qui veut qu’on lance la marche sur le Nord si l’état de préparation ne laissait rien à désirer.
    Je trouve satisfaisant cet état de préparation… Puisque les préparatifs ont été terminés, il ne faut pas différer la marche sur le Nord fût-ce d’un jour. »
    Et d’ajouter : « Vous lancerez l’attaque et vous gagnerez à coup sûr. Vous compterez sur les Etats-Unis pour tout le reste. »
    Le 22 juin, lors d’un conciliabule, Dulles, MacArthur, Johnson et Bradley déterminent finalement le procédé, les formalités et la date de déclenchement de la guerre. Ce programme a été approuvé par une réunion conjointe du président des Etats-Unis, du président du comité des chefs d’état-major, du secrétaire d’Etat et du secrétaire à la Défense et ratifié finalement par le président Truman.
    A la veille de la guerre, les impérialistes américains, par souci de rejeter la responsabilité du déclenchement de la guerre sur la RPD de Corée, ont mené une démagogie d’une envergure sans précédent.
    Truman, par exemple, partit, le 24 juin 1950, avec son épouse et sa fille, pour sa ville natale à l’Etat du Missouri. Son secrétaire d’Etat, Acheson aussi, partit pour passer son week-end ; Dulles voyageait au Japon, tandis que Robert, chef des conseillers militaires américains en Corée du Sud, partit aux Etats-Unis.
    Cependant, MacArthur, le chef Armond et d’autres membres de son état-major, étaient en état d’alerte à leurs postes respectifs.
    Tous les préparatifs ayant été achevés, le commandement des forces américaines en Extrême-Orient ordonna enfin au « chef d’état-major général » de l’armée fantoche sud-coréenne de lancer l’attaque armée contre la Corée du Nord.
    Han Su Han, alors capitaine et chef d’état-major du 17e régiment de l’armée fantoche sud-coréenne, avouera plus tard :
    « Le 24 juin 1950 était un samedi, mais on a interdit à tous les officiers de sortir et leur a ordonné d’être en état d’alerte. La nuit du 24 juin, nous avons reçu l’ordre secret de franchir le 38e parallèle dès l’aube du 25 et de commencer ainsi les opérations militaires contre la Corée du Nord. »
    Dès l’aube du 25 juin 1950, les impérialistes américains et la clique de Syngman Rhee, sans déclaration de guerre, lancèrent enfin l’attaque armée totale contre la RPD de Corée.
    Le 7 juillet, les Etats-Unis obligent le Conseil de sécurité de l’ONU à décider de mettre sur pied les forces des Nations unies sous contrôle américain et de les envoyer en Corée.
    Cette résolution, parce que votée, malgré le principe de l’unanimité, en l’absence des représentants de l’Union soviétique, membre permanent du Conseil de sécurité, et de l’Etat concerné, n’avait pas de force de loi.
    De cette manière, furent engagés dans la guerre de Corée un tiers des effectifs de l’armée de terre, un cinquième de ceux de l’armée de l’air des Etats-Unis, les troupes de leurs 15 pays satellites, au nom de
    « forces des Nations unies », ainsi que l’armée sud-coréenne et d’anciens militaires de l’armée impériale japonaise.
    On ne peut jamais cacher la vérité

    Les Américains qui avaient participé à la guerre de Corée, sont nombreux à avoir avoué les faits en la matière.
    Lors de l’audition à la commission des affaires étrangères du Sénat américain en mai 1951, MacArthur, alors commandant en chef des « forces des Nations unies en Corée », déclara au sujet du déclenchement de la guerre de Corée :
    « En somme, les troupes nord-coréennes étaient disposées beaucoup plus loin du 38e parallèle. C’était une disposition pour la défense et non pour l’attaque. »
    De son côté, l’équipe de surveillance militaire de la « commission des Nations unies pour la Corée » fit remarquer dans son compte-rendu sur la situation dans la zone du 38e parallèle envoyé au secrétaire général de l’ONU : « Tous les renseignements aussi concourent à montrer qu’il n’y a aucune tentative d’agression de la part de la Corée du Nord. »
    Wedemeyer, à l’époque lieutenant-général et sous-chef d’état-major de l’armée de terre américaine, a dit pour sa part après avoir inspecté l’état de réalisation du programme de construction des bases militaires en Corée du Sud : « … Il ne faut jamais tolérer la réunification et l’indépendance de la Corée, parce qu’elles seraient une menace grave pour les intérêts américains dans leur ensemble. Quant à la sphère de l’occupation militaire, il faut l’étendre dans toute la Corée. »
    Début mai 1950, Muccio, alors ambassadeur américain en Corée du Sud, fit remarquer dans son rapport adressé à Washington : « Il n’y a guère de risque que la Corée du Nord attaque le Sud dans un proche
    avenir. »
    A son tour, Willoughby, alors chef du service de renseignements du commandement des forces américaines en Extrême-Orient, déclarera plus tard : « Alors que la guerre était imminente, la plupart des troupes de Syngman Rhee se trouvaient effectivement disposées le long du 38e parallèle. »
    Les publications aussi démasquent à leur tour le coupable de la guerre de Corée.
    « Le 17 juin, Dulles est arrivé en Corée du Sud. Il a inspecté la zone du 38e parallèle, mais il n’a trouvé aucune anomalie avant de rentrer. » (« Les 30 années des troupes américaines en Corée du Sud », livre paru en Corée du Sud).
    « L’intention américaine est de s’emparer du territoire coréen au nord du 38e parallèle avec la participation de l’armée de Syngman Rhee et avec l’aide des forces terrestres et navales des Etats-Unis. » (Le journal indien « Crossroad » du 22 décembre 1950).
    «…L’ambition de Dulles était d’aider Syngman Rhee à se faire élire à la présidence sud-coréenne et de créer ainsi une base sur le continent asiatique pour que les Etats-Unis puissent conquérir pas seulement la Corée du Nord mais aussi la Chine. » (« La guerre de Corée : question sans réponse », livre paru aux Etats-Unis, voir pp. 16 et 17).
    « La Corée se trouve depuis des siècles au carrefour stratégique. La Chine, la Russie, le Japon, et surtout ces dernières années, même les Etats-Unis, l’ont envahie pour tenter de la mettre sous leur contrôle… Pour les Américains, la Corée était le maillon-clef de l’étau encerclant le communisme. » (« L’histoire secrète de la guerre de Corée », livre paru aux Etats-Unis, édition japonaise, voir p. 52).
    « Depuis le début de l’histoire des Etats-Unis, aucune autre guerre n’a été aussi parfaitement préparée que cette guerre à la veille du déclenchement des hostilités. » (Le magazine américain « Life »).
    « Les Etats-Unis ont été entraînés dans la guerre sur ordre de l’ONU en apparence, mais en fait, l’ONU a demandé l’aide sous la pression des Etats-Unis. Deux à trois heures après que le président Truman a déclaré que les troupes US s’engageaient dans des opérations de guerre, l’ONU a adopté la résolution appelant ses pays membres à apporter leur aide à la Corée du Sud. » (Le journal américain « Minneapolis Times » du 23 juillet 1950).
    « Si, malgré les avis des délégués de tous les pays, l’ONU s’est laissé à la légère impliquer dans la guerre de Corée, rien d’étonnant à cela, lorsqu’on sait que, traditionnellement, l’ONU était à la remarque du représentant des Etats-Unis… Pendant la guerre de Corée, l’autorité des Etats-Unis a atteint son
    apogée. » (« L’histoire de la guerre de Corée », livre paru aux Etats-Unis, tome I, édition japonaise, voir pp. 144-145).
    * * *

    L’histoire n’est pas du genre à être effacée. Bien que les Etats-Unis cherchent à faire croire que la guerre de Corée a éclaté par l’attaque nord-coréenne de la Corée du Sud, les faits et données historiques concourent à montrer que leur allégation n’est qu’une extravagance.
    En gagnant la guerre de Corée ( juin 1950–juillet 1953), le peuple coréen a héroïquement défendu sa patrie et donné la mesure de ses capacités.
    A quelque sophisme qu’ils recourent, les Etats-Unis ne peuvent jamais cacher leur vrai visage en tant que coupable de cette guerre ni se dérober à leur responsabilité dans cette même guerre.
    Jin Pyol
  2. #2
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    Je pense que presque tout le monde est d'accord que les États Unis ne sont pas ami du peuple coréen. Peut être qu'on pourrais même dire que l'histoire des crimes états-unisien de guerre froide commence ici, en gros. C'est peu important qui a "tiré la première balle" c'est pas juste ce qui s'est passé. C'était une époque très réactionnaire pour les États Unis, même si la politique était toujours réactionnaire aux États Unis, car c'est dans cette époque-là où on a vu la grande révolution sociale et on a vu aussi la force brutale, énorme, et réactionnaire de la bourgeoisie américaine, les effets du MCCarthyisme, etc. Néanmoins c'est toujours très dommage la situation en Corée, grâce aux états unis et la droite coréenne, tous les deux, pas vrai?
  3. #3
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    Je pense que presque tout le monde est d'accord que les États Unis ne sont pas ami du peuple coréen. Peut être qu'on pourrais même dire que l'histoire des crimes états-unisien de guerre froide commence ici, en gros.
    La commence est, soit mon opinion, déja l'utillisation des bombes atomics contre le Japon. La guerre froide était déja commencée depuis la Deuxième Guerre Mondiale .
    “Where the worker is regulated bureaucratically from childhood onwards, where he believes in authority, in those set over him, the main thing is to teach him to walk by himself.” - Marx

    "It is illogical and incorrect to reduce everything to the economic [socialist] revolution, for the question is: how to eliminate [political] oppression? It cannot be eliminated without an economic revolution... But to limit ourselves to this is to lapse into absurd and wretched ... Economism." - Lenin

    "[During a revolution, bourgeois democratic] demands [of the working class] ... push so hard on the outer limits of capital's rule that they appear likewise as forms of transition to a proletarian dictatorship." - Luxemburg

    “Well, then go forward, Tower of Bebel! [August] Bebel is one of the most brilliant representatives of scientific international socialism. His writings, speeches and works make up a great tower, a strong arsenal, from which the working class should take their weapons. We cannot recommend it enough… And if the [International] deserves to be named Tower of Bebel... well, then we are lucky to have such a Tower of Bebel with us.” - Vooruit
  4. #4
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    La commence est, soit mon opinion, déja l'utillisation des bombes atomics contre le Japon. La guerre froide était déja commencée depuis la Deuxième Guerre Mondiale .
    hmm, J'avoue que vous faites un bon point mais je pense que la dynamique est assez différente là car le Japon était un pays impérialiste. C'était une action pour intimider la gauche alors que la guerre contre la Corée était directement faite dans le but d'arrêter la gauche.
  5. #5
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    Je dirait même que la guerre froide a commencé non-officiellement avec la révolution de 1917 (the first red scare) et ensuite durant l'invasion de l'allemagne Nazi et le partage de l'Europe en zone d'influence. L'URSS a été aussi imperialiste que les USA sur ce dernier point...
    Green Communist Anarchist

    Occupation: Undermining Capitalism.

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