Thread: Musique

Results 1 to 8 of 8

  1. #1
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    On a déjà parlé de musique sur ce forum, et comme je pollue régulièrement le topic "Music" dans le forum général avec mes textes préférés de Renaud et d'autres chanteurs, j'ai pensé qu'on pourrait se faire un petit topic dans ce forum-là. Au moins il y a des gens qui comprennent le français et qui pourront en profiter mieux... et j'espère que je ne serai pas la seule à poster!!!

    Hexagone (Renaud, Amoureux de Paname, 1975)

    Ils s'embrassent au mois de Janvier,
    car une nouvelle année commence,
    mais depuis des éternités
    l'a pas tell'ment changé la France.
    Passent les jours et les semaines,
    y a qu'le décor qui évolue,
    la mentalité est la même :
    tous des tocards, tous des faux culs.

    Ils sont pas lourds, en février,
    à se souvenir de Charonne,
    des matraqueurs assermentés
    qui fignolèrent leur besogne,
    la France est un pays de flics,
    à tous les coins d'rue y'en a 100,
    pour faire règner l'ordre public
    ils assassinent impunément.

    Quand on exécute au mois d'mars,
    de l'autr' côté des Pyrénées,
    un arnachiste du Pays basque,
    pour lui apprendre à s'révolter,
    ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
    de cette immonde mise à mort,
    mais ils oublient qu'la guillotine
    chez nous aussi fonctionne encore.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
    et le roi des cons, sur son trône,
    j'parierai pas qu'il est all'mand.

    On leur a dit, au mois d'avril,
    à la télé, dans les journaux,
    de pas se découvrir d'un fil,
    que l'printemps c'était pour bientôt,
    les vieux principes du seizième siècle,
    et les vieilles traditions débiles,
    ils les appliquent tous à la lettre,
    y m'font pitié ces imbéciles.

    Ils se souviennent, au mois de mai,
    d'un sang qui coula rouge et noir,
    d'une révolution manquée
    qui faillit renverser l'Histoire,
    j'me souviens surtout d'ces moutons,
    effrayés par la Liberté,
    s'en allant voter par millions
    pour l'ordre et la sécurité.

    Ils commémorent au mois de juin
    un débarquement d'Normandie,
    ils pensent au brave soldat ricain
    qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
    ils oublient qu'à l'abri des bombes,
    les Francais criaient "Vive Pétain",
    qu'ils étaient bien planqués à Londres,
    qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est pas la gloire, en vérité,
    et le roi des cons, sur son trône,
    me dites pas qu'il est portugais.

    Ils font la fête au mois d'juillet,
    en souv'nir d'une révolution,
    qui n'a jamais éliminé
    la misère et l'exploitation,
    ils s'abreuvent de bals populaires,
    d'feux d'artifice et de flonflons,
    ils pensent oublier dans la bière
    qu'ils sont gourvernés comme des pions.

    Au mois d'août c'est la liberté,
    après une longue année d'usine,
    ils crient : "Vive les congés payés",
    ils oublient un peu la machine,
    en Espagne, en Grèce ou en France,
    ils vont polluer toutes les plages,
    et par leur unique présence,
    abîmer tous les paysages.

    Lorsqu'en septembre on assassine,
    un peuple et une liberté,
    au cœur de l'Amérique latine,
    ils sont pas nombreux à gueuler,
    un ambassadeur se ramène,
    bras ouverts il est accueilli,
    le fascisme c'est la gangrène
    à Santiago comme à Paris.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est vraiment pas une sinécure,
    et le roi des cons, sur son trône,
    il est français, ça j'en suis sûr.

    Finies les vendanges en octobre,
    le raisin fermente en tonneaux,
    ils sont très fiers de leurs vignobles,
    leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
    ils exportent le sang de la terre
    un peu partout à l'étranger,
    leur pinard et leur camenbert
    c'est leur seule gloire à ces tarrés.

    En Novembre, au salon d'l'auto,
    ils vont admirer par milliers
    l'dernier modèle de chez Peugeot,
    qu'ils pourront jamais se payer,
    la bagnole, la télé, l'tiercé,
    c'est l'opium du peuple de France,
    lui supprimer c'est le tuer,
    c'est une drogue à accoutumance.

    En décembre c'est l'apothéose,
    la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
    ils sont toujours aussi moroses,
    mais y a d'la joie dans les ghettos,
    la Terre peut s'arrêter d'tourner,
    ils rat'ront pas leur réveillon;
    moi j'voudrais tous les voir crever,
    étouffés de dinde aux marrons.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    on peut pas dire qu'ca soit bandant
    si l'roi des cons perdait son trône,
    y aurait 50 millions de prétendants.
    The easiest thing in the world to be is you. The most difficult thing is what other people want you to be. Don't let them put you in that position. (Gandhi)

    Formerly Elisa and Lady Che

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  2. #2
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    Salut Elisa
    J'adore Renaud. et plus particulièrement toutes les chansons qu'on retrouvait sur Mistral Gagnant. Possèdes-tu les paroles des chansons de ce disque? Ce serait une bonne idée de les poster ici (je te laisse le soin de choisir celles que tu préfères). Merci camarade
    Camarade Sylvia
  3. #3
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    Ahhh! Renaud. J'adore vraiment ca musique. Mitral Gagnant est aussi ma prefere, mais j'aime bien Socialiste.

    J'aime aussi Georges Brassens, Carla Bruni et Loco Locass. Ces derniers sont tres politises et ca se sent dans leurs textes.

    Jsais pas trop quelle paroles envoye ici.

    Putain, comment on fait des accents avec un clavier anglais? Meh.
    Cancelled
  4. #4
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    Je ne sais pas de renaud.

    Mais j'aime le musique classique, le roque, ou le jazz(?). Mais je preferement jazz ou baroque classique.

    Par example j'aime le quatre seasons. M Vivaldi l'ecrit. Ou me donne un baisser tirer parti de. M lousi armstrong le chante.
    TragicClown: "i'm not though...i'm how like, every conservative christian father would want their daughter to behave"
    Intelligitimate: "The bible has gang-rape in it...I like the Bible."
    "The right to enslave is a positive right." - Tungsten
    "The hand-mill gives you society with the feudal lord; the steam-mill society with the industrial capitalist." Karl Marx
    People who cheated me out of a mathematical proof: Jazzremington, Severian, Che y Marijuana
  5. #5
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    une bonne source pour les paroles de chansons françaises se trouve ici. Tu vas, pour trouver des textes de Renaud par exemple, dans la rubrique "Interprètes", puis tu choisis la lettre R comme Renaud, tu clikes sur le nom et puis tu cherches le titre de la chanson dont tu veux trouver le texte.
    Une petite sélection de "Mistral gagnant":

    P'tite conne

    Tu m'excuseras mignonne
    D'avoir pas pu marcher
    Derrière les couronnes
    De tes amis branchés
    Parc' que ton dealer
    Etait peut-être là
    Parmi ces gens en pleurs
    Qui parlaient que de toi
    En regardant leur montre,
    En se plaignant du froid
    En assumant la honte
    De t'avoir poussée là

    P'tite conne tu leur en veux même pas,
    Tu sais que ces charognes sont bien plus morts que toi

    Tu fréquentais un monde,
    D'imbéciles mondains
    Où cette poudre immonde
    Se consomme au matin
    Où le fric autorise
    A se croire à l'abris
    Et de la cours d'assise
    Et de notre mépris
    Que ton triste univers
    Nous inspirait malin
    En sirotant nos bières
    Ou en fumant nos joins

    P'tite conne tu rêvais de Byzance
    Et c'était la Pologne jusque dans tes silences

    On se connaissait pas
    Aussi tu me pardonnes
    J'ai pas chialé quand t'as
    Cassé ta pipe d'opium J'ai pensé à l'enfer
    D'un téléphone qui crie
    Pour réveiller ta mère
    Au milieu de la nuit
    J'aurai voulu lui dire
    Que c'était pas ta faute
    Qu'à pas vouloir vieillir
    On meurt avant les autres

    P'tite conne tu voulais pas mûrir,
    Tu tombes avant l'automne juste avant de fleurir

    Et t'aurais-je connu
    Que ça n'eût rien changé
    Petit enfant perdu
    M'aurais-tu accepté
    Moi j'aime le soleil
    Tout autant que la pluie
    Et quand je me réveille
    {variante: Et quand le jour se lève}
    Et que je suis en vie
    C'est tout ce qui m'importe
    Bien plus que le bonheur
    Cette affaire de médiocre
    Et qui use le cœur

    P'tite conne c'est oublier que toi t'étais là pour personne
    Et qu' personne était là

    Tu m'excuseras mignonne
    D'avoir pas pu pleurer
    En suivant les couronnes
    De tes amis branchés
    Parc' que ton dealer
    Etait peut-être là
    A respirer ces fleurs
    Que tu n'aimerais pas
    A recompter ces roses
    Qu'il a payé au prix
    De ta dernière dose
    Et de ton dernier cri

    P'tite conne aller, repose toi tout près de Morison
    Et pas trop loin de moi


    Miss Maggie

    Femme du monde ou bien putain
    Qui bien souvent êtes les mêmes
    Femme normale, star ou boudin,
    Femelles en tout genre je vous aime
    Même à la dernière des connes,
    Je veux dédier ces quelques vers
    Issus de mon dégoût des hommes
    Et de leur morale guerrière
    Car aucune femme sur la planète
    N' s'ra jamais plus con que son frère
    Ni plus fière, ni plus malhonnête
    A part peut-être Madame Thatcher

    Femme je t'aime parce que
    Lorsque le sport devient la guerre
    Y a pas de gonzesse ou si peu
    Dans les hordes de supporters
    Ces fanatiques, fous-furieux
    Abreuvés de haines et de bières
    Déifiant les crétins en bleu,
    Insultant les salauds en vert
    Y a pas de gonzesse hooligan,
    Imbécile et meurtrière
    Y'en a pas même en grande Bretagne
    A part bien sûr Madame Thatcher

    Femme je t'aime parce que
    Une bagnole entre les pognes
    Tu n' deviens pas aussi con que
    Ces pauvres tarés qui se cognent
    Pour un phare un peu amoché
    Ou pour un doigt tendu bien haut
    Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
    Pour sauver leur autoradio
    Le bras d'honneur de ces cons-là
    Aucune femme n'est assez vulgaire
    Pour l'employer à tour de bras
    A part peut être Madame Thatcher

    Femme je t'aime parce que
    Tu vas pas mourir à la guerre
    Parc' que la vue d'une arme à feu
    Fait pas frissonner tes ovaires
    Parc' que dans les rangs des chasseurs
    Qui dégomment la tourterelle
    Et occasionnellement les Beurs,
    J'ai jamais vu une femelle
    Pas une femme n'est assez minable
    Pour astiquer un revolver
    Et se sentir invulnérable
    A part bien sûr Madame Thatcher

    C'est pas d'un cerveau féminin
    Qu'est sortie la bombe atomique
    Et pas une femme n'a sur les mains
    Le sang des indiens d'Amérique
    Palestiniens et arméniens
    Témoignent du fond de leurs tombeaux
    Qu'un génocide c'est masculin
    Comme un SS, un torero
    Dans cette putain d'humanité
    Les assassins sont tous des frères
    Pas une femme pour rivaliser
    A part peut être Madame Thatcher

    Femme je t'aime surtout enfin
    Pour ta faiblesse et pour tes yeux
    Quand la force de l'homme ne tient
    Que dans son flingue ou dans sa queue
    Et quand viendra l'heure dernière,
    L'enfer s'ra peuplé de crétins
    Jouant au foot ou à la guerre,
    A celui qui pisse le plus loin
    Moi je me changerai en chien si je peux rester sur la Terre
    Et comme réverbère quotidien
    Je m'offrirai Madame Thatcher


    Bien sûr, il y a aussi des autres textes qui sont formidables, je pense notamment à

    Deuxième génération

    J'appelle Slimane et j'ai quinze ans
    J' vis chez mes vieux à la Courneuve
    J'ai mon C.A.P. de délinquant
    J' suis pas un nul j'ai fais mes preuves
    Dans la bande c'est moi qu'est l' plus grand
    Sur l' bras j'ai tatoué une couleuvre
    J' suis pas encore allé en taule
    Parait qu' c'est à cause de mon âge
    Parait d'ailleurs qu' c'est pas Byzance
    Que c'est un peu comme dans une cage
    Parce qu'ici tu crois qu' c'est drôle
    Tu crois qu' la rue c'est des vacances

    {Refrain :}
    J'ai rien à gagner rien à perdre
    Même pas la vie
    J'aime que la mort dans cette vie d' merde
    J'aime c' qu'est cassé c'est détruit
    J'aime surtout tout c' qu'y vous fait peur
    La douleur et la nuit

    J'ai mis une annonce dans Libé
    Pour m' trouver une gonzesse sympa
    Qui bosserait pour m' payer ma bouffe
    Vu qu' moi l' boulot pour que j'y touche
    Y m' faudrait deux fois plus de doigts
    Comme quoi tu vois c'est pas gagné
    C' que voudrai c'est être au chomdu
    Palper du blé sans rien glander
    Comme ça j' serai à la sécu
    J' pourrai gratos me faire remplacer
    Toutes les ratiches que j'ai perdu
    Dans des bastons qu'ont mal tournées

    J'ai même pas d' thune pour m' payer l'herbe
    Alors j' me défonce avec c' que j' peux
    Le triclo, la colle à rustine
    C'est vrai qu' des fois, ça fout la gerbe
    Mais pour le prix, c'est c' qu'on fait d' mieux
    Et puis ça nettoie les narines
    Le soir on rode sur des parkings
    On cherche une BM pas trop ruinée
    On l'emprunte pour une heure ou deux
    On largue la caisse à la Porte Dauphine
    On va aux pûtes juste pour mater
    Pour s'en souvenir l' soir dans notre pieu

    Y a un autre truc qui m' branche aussi
    C'est la musique avec des potes
    On a fait un groupe de hard rock
    On répète le soir dans une cave
    Sur des amplis un peu pourris
    Sur du matos un peu chou-rave
    On a même trouvé un vieux débile
    Qui voulait nous faire faire un disque
    ça a foiré parce que c' minable
    Voulait pas qu'on chante en kabyle
    On n'y a mis la tête contre une brique
    Que même la brique elle a eu mal

    Des fois j' me dis qu'à trois milles bornes
    De ma cité y a un pays
    Que j' connaîtrai sûrement jamais
    Que p' t-être c'est mieux qu' p't-être c'est tant pis
    Qu' là-bas aussi j' serai étranger
    Qu' là-bas non plus je serai personne
    Alors pour m' sentir appartenir
    A un peuple à une patrie
    J' porte autour d' mon cou, sur mon cuir
    le keffieh noir et blanc et gris
    J' me suis inventé des frangins
    Des amis qui crèvent aussi

    Si vous voulez, je mettrai encore des autres textes.

    Voici encore "Socialiste", la chanson qu'a citée Solace. Elle (la chanson, pas Solace, bien entendu ) figure sur l'album "Putain de camion", sorti en 1988:
    J' peux pas dire qu'elle était vulgaire
    Ou arrongante
    L'était même plutôt au contraire
    Elégante
    Comme une tartine de confiture
    Dans l' café
    Comme un graffiti sur le mur
    Des W.C.

    J' l'ai rencontrée dans une manif'
    Pacifiste
    Ça castagnait sérieux avec
    La police
    J' m'étais fait mal en balaçant
    Un pavé
    J' m'étais foulé la ch'ville du bras
    Le poignet

    Elle était socialiste
    Protestante et féministe
    Un peu chiante et un peu triste
    Institutrice

    Croyait qu' le matin du grand soir
    Allait v'nir
    Croyait au grand souffle d'espoir
    Sur l'av'nir
    Genre de conn'ries qu' déjà quèqu' part
    J'avais lues
    Dans Minute ou dans un journal
    Je sais plus

    Elle m'a parlé d' Bernard Tapie
    Enthousiaste
    M'a dit qu'il avait du génie
    Et d' la classe
    J'ui ai dit: t'as raison, Ginette
    C'est Karl Marx
    En plus balèze, zn plus honnête
    En plus efficace

    Moi j'étais rien-du-toutiste
    Anarcho-mitterandiste
    J' sais même pas si ça existe
    Mais ça m'excite

    Pi elle m'a dit qu'elle avait des
    Relations
    Qu'elle était potes avec un pote
    A Tonton
    Qu'elle avait dîné y a un mois
    Chez Jack Lang
    Que Guy Bedos avait r'pris quatr' fois
    De la viande

    J'ui ai dit qu' moi j' fréquentais plus
    Les salons
    Que j'avais connu Charles Hernu
    En prison
    Qu' j'avais bouffé une fois dans un
    Ministère
    Qu'objectivement c'était meilleur
    Chez ma mère

    Elle était socialiste
    S' méfiait des écologistes
    Détestait les communistes
    Et les dentistes

    J'ui ai dit: Ginette, faut plus m' parler
    D' politique
    On va finir par s'engueuler
    C'est classique
    Comment veux-tu que j' sois d'accord
    Avec toi
    J'ai d'jà du mal à être d'accord
    Avec moi

    Elle m'a dit: J' m'appelle pas Ginette
    D' toutes façons
    J' m'appelle Simone, si ça t' fait rien
    J'ai dit: Bon
    Pi faut qu' j' m'en aille, faut que j' retourne
    Gare de Lyon
    Avant qu'on m' vole ma mobylette
    Ça s'rait con

    C'est comme ça qu' ma socialiste
    Qui avait si peur des voleurs
    M'a largué en pleine manif
    A cause d'un vélomoteur
    Comment tu veux changer la vie
    Si tu balises pour ton bien ?
    On peut pas être à la fois
    Un mouton et un mutin

    On peut pas être à la fois
    Et au four et au moulin
    On peut pas être à la fois
    Jean Dutour et Jean Moulin


    et voici encore ma grande préférée:

    Rouge-gorge

    Prolo ordinaire
    Peuple de Paris
    Rouge-gorge est fier
    D'être né ici
    Quartier populaire
    Bistrots et bougnats
    Et marchés couverts
    Rues des enfants rois
    Rouge-gorge doit
    Son surnom bizarre
    A sa jolie voix
    Et à son foulard
    Rouge son foulard
    Autour de son cou
    Rouge sa mémoire
    A jamais debout

    Rouge-gorge chante
    Le Temps des Cerises
    Dans les rues vivantes
    Lorsqu'un jour arrive
    Le temps des noyaux
    Et des bulldozers
    Et des vrais salauds
    En costumes clairs
    Quelque sous-ministre
    A attaché-case
    Et mine sinistre
    L'âme versaillaise
    Décrète trop vieux
    Tout ce quartier-là
    Y foutra le feu
    Si l' vieux s'en va pas

    Rasée la maison
    Détruit l'atelier
    Des cages en béton
    Les ont remplacés
    Adieu, réverbères
    Ampoules au plafond
    Bonjour la lumière
    Des tristes néons
    Chassés les prolos
    Et chassée la vie
    Parkings et bureaux
    Ont bouffé Paris
    Les petites gens
    Sont des gens sérieux
    Iront gentiment
    Peupler les banlieues

    Chante, Rouge-gorge
    Les Temps des Cerises
    Savigny-sur-Orge
    Paraîtra moins grise
    Chante aussi Paname
    Que les assassins
    Ont livré aux flammes
    Sans brûler leurs mains
    Chante la mémoire
    Que Doisneau préserve
    De Paris, le soir
    D'avant qu'elle crève
    Chante la bâtarde
    Paris-la-soumise
    Que Doisneau regarde
    Et qui agonise.
    The easiest thing in the world to be is you. The most difficult thing is what other people want you to be. Don't let them put you in that position. (Gandhi)

    Formerly Elisa and Lady Che

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  6. #6
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    Merci Elisa pour le lien.
    Camarade Sylvia
  7. #7
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    Et en voici une autre qui fait réfléchir...

    Morts les enfants

    Chiffon imbibé d'essence
    Un enfant meurt en silence
    Sur le trottoir de Bogota
    On ne s'arrêtera pas
    Déchiqu'tés aux champs de mines
    Décimés aux premières lignes
    Morts les enfants de la guerre
    Pour les idées de leur père

    Refrain:
    Bal à l'embassade
    Quelques vieux malades
    Imbéciles et grabataires
    Se partagent l'univers

    Morts les enfants de Bopale
    Industrie occidentale
    Parti dans les eaux de Gange
    Des avocats s'arrangent
    Morts les enfants de la haine
    Près de nous ou plus lointaine
    Morts les enfants de la peur
    Chevrotine dans le coeur

    Refrain

    Morts les enfants du Sahel
    On accuse le soleil
    Morts les enfants de Seveso
    Morts les arbres, les oiseaux
    Morts les enfants de la route
    Dernier weekend du mois d'août
    Papa picolait s'en doute
    Deux ou trois verres, quelques gouttes

    Refrain

    Mort l'enfant qui vivait en moi
    Qui voyait en ce monde-là
    Un jardin, une rivière
    Et des hommes plutôt frères
    Le jardin est une jungle
    Les hommes sont devenus dingues
    La rivière charrie des larmes
    Un jour l'enfant prend une arme
    Camarade Sylvia
  8. #8
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    mouais, je pensais de la mettre, mais il y avait quand même encore "P'tite conne" qui n'est pas mal non plus et qui m'a presque fait pleurer quand je l'ai entendue pour la première fois.

    En voici une qu'était d'actualité il y a quelques semaines:

    500 connards sur la ligne de départ

    Cinq cents connards sur la ligne de départ
    Cinq cents blaireaux sur leurs motos
    Ça fait un max de blairs
    Aux portes du désert
    Un paquet d'enfoirés
    Au vent du Ténéré

    Le rallye mécanique
    Des Mad Max de bazar
    A r'commencé son cirque
    Au soleil de janvier

    Vont traverser l'Afrique
    Avec le pieds dans l' phare
    Dégueulasser les pistes
    Et revenir bronzés

    Ravis de cet obscène
    Et pitoyable jeu
    Belle aventure humaine
    Selon les journaleux

    Cinq cents connards sur la ligne de départ
    Cinq cents couillons dans leurs camions
    Ça fait un max de blairs
    Aux portes du désert
    Un paquet d'enfoirés
    Au vent du Ténéré

    Passe la caravane
    Et les chiens n'aboient plus
    Sous les roues des bécanes
    Y a du sang répandu

    C'lui des quelques sauvages
    Qui ont voulu traverser
    Les rues de leurs villages
    Quand vous êtes passés

    Comme des petits Romel
    Tout de cuirs et d'acier
    Crachant vos décibels
    Aux enfants décimés

    Cinq cents connards sur la ligne de départ
    Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
    Ça fait un max de blairs
    Aux portes du désert
    Un paquet d'enfoirés
    Au vent du Ténéré

    Combien d'années encore
    Ces crétins bariolés
    F'ront leur terrain de sport
    D'un continent entier

    Combien d'années enfin
    Ces bœufs sponsorisés
    Prendront l' sol africain
    Pour une cour de récré

    Dans leurs joutes odieuses
    Les bonbons bien au chaud
    Au fond de leurs délicieuses
    Combinaisons fluos

    Cinq cents connards sur la ligne de départ
    Cinq cents blaireaux sur leurs motos
    Ça fait un max de blairs
    Aux portes du désert
    Un paquet d'enfoirés
    Au vent du Ténéré
    The easiest thing in the world to be is you. The most difficult thing is what other people want you to be. Don't let them put you in that position. (Gandhi)

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